La création des comités de vigilance pour éviter la censure des réseaux sociaux au Tchad

Article : La création des comités de vigilance pour éviter la censure des réseaux sociaux au Tchad
7 août 2020

La création des comités de vigilance pour éviter la censure des réseaux sociaux au Tchad

Depuis l’événement du champ de fil à N’Djamena, les internautes tchadiens ont du mal à accéder aux réseaux sociaux sans l’utilisation du VPN. En effet, le gouvernement tchadien dans sa mission régalienne de préserver la paix sociale, a pris de décision pour « réduire » la connectivité afin de « freiner » la diffusion et la propagation des propos haineux sur les réseaux sociaux. Mais le gouvernement a-t-il pensé aux internautes qui utilisent l’internet comme de l’oxygène en cette période de Covid-19 ?

Loin de polémiquer sur un sujet qui a fait couler tant d’encre et de salive, je viens apporter un complément de solution sur les propositions déjà faite par mes compatriotes sur les réseaux sociaux notamment sur Facebook.

PREVENIR LA PROPAGATION DE LA HAINE ET FAKE NEWS SUR LES RESEAUX SOCIAUX, QUE FAIT LE GOUVERNEMENT?🤨Depuis un an et…

Publiée par Kemba Didah Alain sur Mardi 4 août 2020

Je plaide pour mon sort et le sort des milliers des compatriotes pour qui les réseaux sociaux sont indispensables. Nous ne le disons jamais assez, les réseaux sociaux sont comme le couteau. Donc ce n’est pas parce qu’un groupe d’individus s’en servent pour tenter de blesser avec qu’on restreint son usage à tout le monde. Et ceux qui l’utilisent dans la cuisine ?

Voici donc quelques raisons de penser que les réseaux sociaux sont indispensables.

1. Les réseaux sociaux sont le meilleur outil de marketing

Toutes les pubs et les annonces des start-ups et entreprises tchadiennes se font soit sur Facebook, Twitter, Instagram, Youtube ou autre réseau social. En ce temps de relance économique, les start-upeurs ont plus que besoin des réseaux sociaux.

2. Facebook et WhatsApp sont utilisés pour la formation en ligne

Facebook Live et les forums sur WhatsApp sont des plateformes gratuites et indispensables pour la formation en ligne en ce moment. Personnellement, ces sites m’ont beaucoup aidés.

Les avantages que procurent ces réseaux sociaux sont nombreux. Donc en lieu et place de la censure, le gouvernement ferait mieux de mettre sur pied des comités de vigilance. Ces comités auront deux missions principales : sensibiliser les internautes pour une utilisation saine des réseaux sociaux et bloquer systématiquement les mauvais contenus.

3. Sensibilisation pour une utilisation responsable des réseaux sociaux

Ces comités constitués des jeunes leadeurs actifs et passionnés du numérique auront pour tâche de multiplier l’organisation des séances de formation comme celle mentionné ci-haut. Dans les lycées, les universités, les jeunes seront formés sur les méfaits et les avantages des réseaux sociaux. Et les jeunes sensibiliseront les parents à leur tour. Car dans la société tchadienne, même les vieilles personnes se servent de Whatsapp en créant des groupes « familiales ». Souvent les conversations engagées dans ces groupes sont à connotations haineux et tribales. Donc les adultes représentent le plus grand danger.

Le blocage des mauvais contenus publiés sur les réseaux sociaux

Cette mission semble « impossible » mais elle peut être possible au cas les internautes se mobilisent.

Comment ça marche ? Les comités de vigilance fonctionneront comme les comités de vigilance dans les zones d’insécurité. Les internautes, dans le souci de préserver la paix sociale, se doivent de signaler les contenus inappropriés et abjects, de nature à créer de conflit. Ainsi, les administrateurs supprimeront automatiquement les mauvaises publications et bloqueront les auteur.e.s.

Je pense qu’avec les comités de vigilance, la haine tribale, les injures et autres discriminations circuleront de moins en moins sur le net.

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