Avenue N’Djamena à Lubumbashi

Article : Avenue N’Djamena à Lubumbashi
16 août 2020

Avenue N’Djamena à Lubumbashi

Avenue N'Djamena à Lubumbashi
Capture d’écran Google Maps

Ça y est ! Le slogan N’Djamena Vitrine de l’Afrique n’est plus une utopie. La capitale du Tchad est bel et bien la vitrine de l’Afrique car je viens de découvrir qu’une avenue à Lubumbashi porte le nom de la capitale N’Djamena. Alors qu’il n’existe pas encore, en ma connaissance, l’Avenue Paris, l’Avenue Washington ou l’Avenue Londres dans une des villes africaines.

Si à N’Djamena nous avons l’avenue Charles De Gaule, c’est parce que le Général Charles De Gaule était un grand homme d’État, un colosse, bref un héro pour la France et au-delà, du mode entier. Il y a aussi l’Avenue Mobutu à N’Djamena. Cet homme d’État n’est pas à présenter, et comme l’actualité l’oblige, Mobutu était Maréchal dans l’ancien temps. Donc vous en conviendrez avec moi que les noms attribués aux avenues ne sont pas choisis au hasard.

Alors pour satisfaire ma curiosité et vous faire découvrir les circonstances qui auraient poussé l’homme congolais à porter son choix sur N’Djamena, j’ai réussi à concocter quelques éléments qui peuvent aider en ce sens.

Les points communs entre Lubumbashi et N’Djamena

Le changement de leurs noms coloniaux au profit des noms locaux

Élisabethville est l’ancien nom de Lubumbashi pendant la colonisation : C’était en honneur de la Reine Élisabeth, épouse du Roi Albert 1er de la Belgique. En 1966, Elisabethville devint Lubumbashi.

N’Djamena est anciennement appelé Fort Lamy, en mémoire de Commandant Lamy mort pendant la bataille de Kousseri en 1900. La ville a pris son nom actuel en 1973.

Je n’ai pu trouver la signification de Lubumbashi mais je reste convaincu qu’il a une signification monumentale en Lingala. Mais en ce qui concerne N’Djamena, le nom tire son origine de l’arabe local « Djoumma » (repos), « Ndjammo » (Reposons); Ndjamena signifie ainsi « nous nous sommes reposés ».

Les incursions rebelles

Toutes les deux villes ont connu des incursions rebelles pendant le mois d’Avril.

En avril 1997, il y a eu la Prise de Lubumbashi pendant laquelle la ville est occupée par des rebelles. Et en avril 2006, N’Djamena est assiégé par des groupes politico-militaires : c’était la Bataille de N’Djamena.

Ces deux pays entretenaient des bonnes relations.

Les bonnes relations d’amitié et de fraternité entre les deux pays

Le destin des peuples congolais et tchadien est lié par l’histoire. Les deux présidents de l’époque, Hissène Habré pour le Tchad et Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu wa Za Banga dit Papa Maréchal pour l’ex Zaïre (actuel République Démocratique du Congo) s’appréciaient mutuellement. Ainsi, Mobutu avait envoyé un contingent pour soutenir le Tchad pendant l’occupation libyenne (bande d’Aouzou).

En 1998, le Maréchal du Tchad, Idriss Deby Itno paya la monnaie en envoyant un contingent de 1000 soldats pour soutenir la contre-offensive de Kabila dans l’est contre les rebelles du Rassemblement Congolais pour la Démocratie

Les points communs entre les deux pays

Ce qui se ressemble s’assemble ! Évidement, la République Démocratique du Congo et le Tchad se ressemblent. Prenons le cas de leurs superficies respectives : 2 345 410 Km2 pour la RDC et 1 284 000 km2 pour Tchad. Bienvenue dans le club des pays les plus vastes d’Afrique !

Curieusement, le Tchad a aussi des points communs avec l’autre Congo, le frère Jumeau de la République Démocratique du Congo. Les deux pays ont les mêmes devises (Unité-Travail-Progrès) ; l’hymne nationale du Tchad est la Tchadienne et celle du Congo est la Congolaise.

Lire aussi : Le drapeau tchadien n’est pas bleu-jaune-rouge

Je suis arrivé au bout de mon investigation. Et vous en conviendrez avec moi que la ville de N’Djamena est bel et bien la vitrine de l’Afrique du fait qu’elle inspire les autres.

En effectuant mes petites recherches, je suis tombé sur une sérendipité. En effet, il existe la Commune Kenya créée au sud de Lubumbashi en 1923.

In fine, Lubumbashi est une ville panafricaine.

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Commentaires

Mahmoud Sabir
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Un article très édifiant. On se rend compte que notre Ndjam, au delà de l'image négative,qu'on lui accorde autant, elle inspire une bonne partie des africains.