La reprise des cours pour les classes d’examen et les universités tchadiennes prévue le 25 juin serait-elle effective ?

Article : La reprise des cours pour les classes d’examen et les universités tchadiennes prévue le 25 juin serait-elle effective ?
11 juin 2020

La reprise des cours pour les classes d’examen et les universités tchadiennes prévue le 25 juin serait-elle effective ?

Au grand Parloir, les cloches ont sonné pour vous annoncer la reprise des cours au Tchad le 25 juin prochain. Mais les élèves, étudiants et enseignants sont-ils prêts pour la reprise?

Après le vent lugubre qui a soufflé sur le pays occasionnant sur son passage, deuil et désolation ; un autre vent, plus frais, plus doux souffle en ce moment pour annoncer tambour battant le « retour à la vie normale ». Partout ça chante « Oyé ! Oyé ! » Les marchés sont ouverts, les restaurants aussi. Les paisibles citoyens respirent enfin. Mais une chose à laquelle les esprits n’étaient pas préparés, c’est la reprise très prochaine des cours pour les classes d’examen et universités. L’annonce de reprise des cours pour les classes de 3e et Terminales au niveau du secondaire et les universités faite par le Président de la République avait pris tout le monde de court.

Le comité de gestion de crise estimait que le monstre qui guettait les enfants est agonisant. Les enfants peuvent à nouveau sortir jouer. Donc aucune menace, aucun danger en vue sur le chemin et dans les établissements scolaires. Mais la vigilance reste tout de même de mise pour prévenir toute résurgence de la pandémie.

Et le Président de la République, « Soucieux » de l’avenir des jeunes et du devenir du pays, veut « sauver l’année scolaire et académique » en cours.

Mais son annonce ne fait pas l’affaire de tout le monde. À commencer par les enseignants qui, coincés dans leurs villages où ils s’étaient rendu pour passer le confinement, pensent déjà aux travaux champêtres ; les élèves aussi.  

La reprise des cours concernera-t-elle tout le monde ?

Selon le communiqué officiel émanant du Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Formation professionnelle et de la Recherche scientifique, la reprise ne concerne que 10 universités et instituts. Et pour l’Université de N’Djamena, seuls les étudiants de cycle Master vont reprendre ; les autres reprendront en septembre 2020.

Cette reprise risque d’être confrontée à d’énormes difficultés. Il s’agit de :

Mesures de restrictions de déplacement interurbain

Capture tao Barka.PNG
Capture d’écran d’un internaute tchadien

À moins qu’une nouvelle mesure de levée de restriction de déplacement interurbain soit prise pour faciliter la mobilité des élèves et étudiants, sinon beaucoup d’établissements resteront fermés faute d’enseignants ou d’élèves coincés loin de leurs établissements.

L’engagement des jeunes dans la lutte contre le Covid-19

Les jeunes ont livré un combat mortel au Covid-19 : ce que les anglais appellent « Mortal Combat ». C’est-à-dire que le combat ne prendra fin qu’une fois que le virus soit anéanti. Mais à ce jour, le Tchad compte encore quelques cas de patients qui sont sous traitement. Cela veut dire que l’ennemi bien qu’affaibli, reste redoutable. Donc les jeunes ne sont pas disposés à le laisser faire des exactions.

Je ne pense pas qu’ils vont accepter de reprendre tant que Coronavirus ne plie pas bagage et quitte définitivement le pays.

D’autres problèmes pourraient surgir après la reprise de cours et compromettre les préparatifs des examens

Il faut rappeler que la reprise de cours est pour une très courte durée : 45 jours pour être précis. Après les 45 jours, place aux examens qui se déroulent en août prochain.

À cet effet, les élèves n’auront pas la possibilité de se déplacer la nuit pour aller travailler en groupe car le couvre-feu (de 20h à 5h) est toujours en vigueur. Donc les préparatifs (des examens) en groupe n’auront pas lieu tant que perdura le couvre-feu.

La fermeture des lieux de culte

Chez nous, la piété chez les jeunes devient ostentatoire à l’approche des examens. Les jeunes inondent les lieux de culte pour implorer Dieu, Allah le consciencieux, l’omnipotent pour leur faciliter les sujets d’examen.

Mais ces lieux sont hermétiquement fermés. Dommage !

Vivement que toutes les mesures soient levées pour une reprise effective.

Partagez

Commentaires